Quand on prépare un achat immobilier, on se concentre souvent sur le prix affiché, le taux du crédit et les mensualités. Mais il y a une dépense incontournable qui surprend encore beaucoup d’acquéreurs : les frais de notaire. En 2026, ces frais représentent en moyenne 7 % à 8 % du prix de vente du bien dans l’ancien. Pour un logement à 300 000 €, ce montant peut représenter près de 24 000 €. À l’inverse, dans l’immobilier neuf, ils sont divisés par trois, se situant autour de 2 % à 3 % seulement. C’est ce qu’on appelle les frais de notaire réduits. Cette réduction de frais de notaire est un avantage décisif qui peut vous faire économiser de 10 000 € à 20 000 € selon le prix d’achat de votre acquisition.
Que recouvrent les frais de notaire ?
Les frais de notaire, plus justement appelés frais d’acquisition immobilière, ne correspondent pas uniquement à la rémunération du notaire. En réalité, 80 % de ces frais sont des impôts et taxes collectés pour l’État et les collectivités locales.
Ils se divisent en trois composantes principales :
- Les droits et taxes : Ils incluent les droits d’enregistrement (ou droits de mutation), la taxe de publicité foncière et la contribution de sécurité immobilière (0,1 % du prix). Dans l’immobilier ancien, cette partie pèse très lourd (près de 6 % du prix).
- Les émoluments du notaire : Il s’agit de la rémunération du notaire, strictement réglementée selon un barème officiel de l’État. Ces honoraires sont dégressifs par tranches (de 3,870 % à 0,814 %) et sont identiques que vous achetiez dans le neuf ou dans l’ancien.
- Les débours : Ce sont les frais avancés par le notaire pour obtenir les pièces nécessaires à la vente (documents d’urbanisme, extrait de cadastre, copies d’actes, état hypothécaire).
Pourquoi les frais de notaire sont réduits dans le neuf ?
La grande différence de coût entre un achat immobilier neuf et ancien se situe presque exclusivement au niveau de la fiscalité.
- Dans l’ancien : Les droits de mutation représentent environ 5,8 % du prix d’achat.
- Dans le neuf : Ces droits lourds n’existent pas. Ils sont remplacés par une taxe de publicité foncière très allégée (0,715 %).
- Les émoluments et débours restent strictement les mêmes, mais cette fiscalité avantageuse permet de faire chuter la facture globale de 7-8 % à seulement 2-3 %.
Comparatif clair : Frais de notaire dans le neuf vs ancien
Voici une estimation pour un achat immobilier d’une valeur de 200 000 €.
| Type de bien | Taux moyen des frais de notaire | Montant estimé |
| Logement neuf (VEFA, < 5 ans) | 2 à 3 % | 4 000 à 6 000 € |
| Logement ancien (> 5 ans) | 7 à 8 % | 14 000 à 16 000 € |
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Cas particuliers : Frais réduits possibles dans l’ancien
Si l’ancien est généralement soumis à des frais élevés, il existe quelques exceptions très encadrées :
- Ancien rénové lourdement : Si les travaux transforment le logement de manière si profonde qu’il est juridiquement assimilé à un logement neuf.
- Programmes de revitalisation urbaine : Certaines zones géographiques très spécifiques bénéficient d’un régime fiscal dérogatoire.
L’impact des frais réduits sur votre budget global
Prenons l’exemple de deux acheteurs disposant chacun d’un budget pour un prix de vente de logement à 200 000 € en 2026.
- Appartement neuf (VEFA) : Prix : 200 000 € + Frais de notaire : 5 000 € = Budget total de 205 000 €.
- Appartement ancien : Prix : 200 000 € + Frais de notaire : 15 000 € = Budget total de 215 000 €.
L’économie nette de 10 000 € dans le neuf offre de vrais leviers :
- Elle diminue l’apport personnel exigé par les banques (qui demandent souvent que l’apport couvre a minima les frais de notaire).
- Elle permet d’alléger le capital emprunté, et donc vos mensualités.
- Elle libère du budget pour l’ameublement ou constitue une épargne de sécurité.
Une stratégie patrimoniale gagnante sur le long terme : Un investisseur qui économise 10 000 € à l’achat peut placer cette somme. Placée à 4 % sur 20 ans, elle génère un capital de plus de 21 000 €. De plus, des frais d’entrée bas augmentent mécaniquement la rentabilité nette d’un investissement locatif. Sans oublier que le neuf offre des garanties constructeur solides (décennale) et respecte les dernières normes énergétiques (RE2020), assurant une revente plus attractive.
Le montant des frais de notaire : Poste par poste
Beaucoup d’acquéreurs se demandent comment le calcul des frais de notaire est réalisé. Prenons l’exemple d’une vente immobilière à 250 000 € :
- Droits et taxes : Sur un bien à 250 000 €, la fiscalité représente environ 14 500 € dans l’ancien contre seulement 1 800 € dans le neuf.
- Émoluments du notaire : Calculés par tranches (entre 0,8 % et 3,8 %), ils représentent environ 2 500 € pour ce montant, que le bien soit neuf ou ancien. Les honoraires du notaire ne représentent donc que 10 à 15 % de la facture finale.
- Débours : Frais administratifs divers estimés entre 800 € et 1 200 € selon la complexité du dossier.
Montant total estimé pour un logement à 250 000 € :
- Dans le neuf : 4 500 € à 6 000 €.
- Dans l’ancien : 17 000 € à 19 000 €.
Prix de vente et mobilier : Les frais de notaire sont calculés sur le prix de vente réel inscrit dans l’acte. Il est parfois possible de déduire la valeur du mobilier existant (cuisine équipée) de la base de calcul, à condition de fournir un inventaire précis et chiffré.
Qui paie les frais de notaire ?
Par principe, c’est toujours l’acquéreur qui supporte les frais de notaire lors d’une transaction immobilière. L’acheteur doit régler la totalité de la somme par virement bancaire le jour de la signature de l’acte authentique à l’étude notariale. Le vendeur, de son côté, prendra en charge les éventuels diagnostics obligatoires ou la commission de l’agence immobilière si le mandat le prévoit.
Les erreurs fréquentes des acheteurs
- Confondre les frais de notaire avec les frais d’agence ou les frais bancaires.
- Oublier de provisionner les frais annexes (frais de garantie bancaire, déménagement, ameublement).
- Croire que l’on peut marchander l’intégralité des frais : la part fiscale (80 %) est non négociable. Seule une remise maximale de 20 % sur la rémunération propre du notaire est légalement autorisée.
- Sous-estimer les débours qui varient selon les mairies et les documents à requérir.
FAQ – Frais de notaire et acquisition immobilière
Comment bénéficier de frais de notaire avantageux lors d’un achat immobilier ? Pour bénéficier de frais de notaire allégés (soit 2 à 3 % du prix de vente du logement), la solution la plus sûre est de cibler le neuf, comme une vente en état futur d’achèvement (VEFA). Dans le cadre d’un état futur d’achèvement, vous vous assurez d’obtenir une véritable réduction de frais de notaire par rapport au marché de l’ancien.
Quelle est la différence entre les frais de notaire dans l’ancien et des frais de notaire réduits en immobilier ? Les frais de notaire dans l’ancien s’élèvent entre 7 et 8 % du prix d’achat global. Ce montant est élevé car il inclut de lourds droits de mutation (ou droits d’enregistrement). À l’inverse, l’immobilier à frais de notaire réduits (le neuf) profite d’une taxe de publicité foncière abaissée à 0,715 %. Cette différence d’imposition justifie les fameux frais de notaire réduits.
Comment réaliser le calcul de ses frais de notaire pour une acquisition ? Le calcul des frais de notaire s’établit sur la base du prix de vente du bien. Sur ce tarif, le notaire lors de l’achat immobilier cumule : ses émoluments de notaire (qui sont encadrés par l’État), les débours, la contribution de sécurité immobilière de 0,1 %, ainsi que la taxe de publicité. L’idéal est de se baser sur le prix avec frais de notaire estimé via notre simulateur en ligne.
Quels éléments composent exactement mes frais de notaire à l’achat ? Votre achat immobilier avec frais inclus se divise en trois : les droits et taxes reversés à l’État (la majorité de la somme), les émoluments de l’étude notariale, et les débours. Attention à ne pas les confondre avec les frais d’agence qui rémunèrent le courtier ou l’agent lors de la vente.
Qui doit s’acquitter des frais de notaire lors de la vente ? C’est toujours l’acquéreur qui paie l’ensemble des frais de notaire réduits ou classiques. Le notaire à l’achat encaisse ce montant le jour de la signature, qu’il s’agisse d’une transaction d’immobilier ancien ou neuf, pour valider officiellement l’enregistrement et l’acquisition.
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